Il était une fois une fille qui essayait de minimiser ce qu'elle jetait, même dans la cuisine. Bouillon d'épluchure de légumes (bio, du panier du fermier, bien sûr), bouillon de poulet (et même, une fois, de lapin), etc. Et bon, une fois de temps en temps, on fait du bacon, et bon, tout ce gras à jeter, ça ne se fait pas. Alors elle le filtre, et hop, dans un petit pot au frigo. Et bon, un jour, le frigo est pas plein, alors, hop, les petits pots de gras de bacon prennent le bord du congélo... Parfois, on en utilise pour faire sauter des champignons ou des choux de Bruxelle, on a ce petit projet de faire un truc pour pour les oiseaux... 

Les semaines, les années passent, et un jour, on fait un grand ménage: il y a vraiment beaucoup de gras de bacon. Alors la fille, chimiste, se dit, ''Du gras de bacon, ça doit se saponifier." On google la chose, qui confirme, qu'en effet, d'autres ont eu la même idée. 

Alors, on rassemble les pots de gras de bacon (et on soupçonne le gras de quelques magrets de s'être faufillé en douce dans le mélange), on fait fondre le tout, on fait chauffer avec de l'eau pour extraire les odeurs les particules et les odeurs. 

Après 7 ou 8 lavages, ça ressemble à un beau gras bien blanc. 

Alors on débarque chez une amie qui a déjà du savon (et qu'on rend un tantinet nerveuse avec notre mélange un peu hétéroclite... ok, j'avais ajouté le gras coloré au curcuma d'un récent gigot d'agneau...), pour voir c'est quoi cette fameuse trace. Et on fait un lot de savon (qui lave bien, mais qui fait comme pas de mousse... je pense que mon excès de gras est sur le côté haut). 

Ensuite, et bien, on a du gras de bacon à revendre (environ 2 kg au départ, on a consommé environ 500 g dans cette première recette).